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Iasi ville légendaire
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Iasi

La ville des destinées illustres

Iasi ville légendaire de Roumanie ; on est ému rien qu’en prononçant son nom. Pour le peuple roumain elle est devenue depuis longtemps un symbole.
La beauté du site, l’harmonie des sept collines sur lesquelles elle est bâtie nous engagent comme beaucoup d’autres avant nous à comparer la position de la ville à celle de Rome.

Michel le Brave -BUCOVINE.comA la beauté naturelle s’ajouta le travail de l’homme qui, plus d’une fois, atteint le sublime.
C’est le cas de la vielle fondation « Trois Hiérarques » avec la broderie en pierre de son parement, ou celui de tant d’autres monuments historiques et d’art.
Le plus important et le plus merveilleux travail des habitants de la ville demeure néanmoins le spirituel.
C’est précisément ce qui confère de la personnalité et un charme à part à cette ville d’érudits, de poètes, de savants, qui ont choisi de se consacrer au progrès, à la lutte d’émancipation sociale et nationale. 

 Il suffit de penser que c’est ici qu’on suit les traces d’Etienne le Grand - Stefan Cel Mare, de Michel le Brave, d’Alexandru Ion Cuza, de Kogalniceanu, qu’on franchit le seuil des maisons ou vécurent Eminescu, Creanga, Sadoveanu, qu’à chaque pas on retrouve le souvenir d’Asachi.

Grâce à sa population tout entière, la cité moldave s’est toujours trouvée au cœur de l’histoire roumaine, auLe Palais de la Culture de Iasi -BUCOVINE.com cœur des combats livrés pour l’affirmation de l’existence nationale.
La ville est devenue, de la sorte un berceau de l’histoire de la Roumanie.

Iasi restera toujours dans la conscience du peuple roumain, la ville des trois unions :
Celle de 1600 lorsque Michel le Brave y fut accueilli avec enthousiasme.
Celle de 1859 lorsque pour la première fois résonnèrent au-dessous de ses collines les accords de l’hymne de la fraternité, de la « Ronde de l’Union ».
Celle du 1er décembre 1918 : la grande Union des rêves séculaires y devinrent réalité.

Bien des événements qui eurent un large écho dans la conscience du peuple sont, donc en étroit rapport avec la destinée de cette ville. Connaître Iasi aujourd’hui est pour tous les Roumains une leçon d’histoire.

En ce qui concerne l’ancienneté de l'endroit où se trouve aujourd’hui la ville de Iasi, les découvertes archéologiques font état de l’existence de différentes formes de culture humaine dès le Paléolithique inférieur.

Iasi Palais de la Culture -BUCOVINE.comDe nombreuses étapes d’épanouissement économique, culturel, artistique y sont enregistrées au long des millénaires.
Une place à part revient à la culture de Cucuténi et à la civilisation des Geto-Daces.

C’est un fait incontestable que durant plus d’un millénaire cette région fut un lieu de passage ou déferlèrent des peuples migrateurs où les autochtones ont été constamment confrontés. Ces envahisseurs visaient à les soumettre ou à les chasser de leur foyer.
Malgré ces vicissitudes, les défenseurs des contrées mi-ontiques de l’ancienne Dacie ont subsistés et qui plus est, ils ont réussi à être toujours plus connus et plus appréciés par leurs astuces et leur courage.

Dès le XIIIème siècle, Otto de Fressingen écrivait « de mémoire d’homme, ils se maintiennent dans ces lieux, pareils à l’arbre sain que l’orage ne saurait déraciner» 
En ce qui concerne le nom de la ville, on a discuté et on discute toujours. Les chercheurs dans ce domaine n’étant pas encore tombés d’accord. 
Il y a des controverses même pour ce qui est de sa première dénomination ; le fait est que la localité est mentionnée comme ville à la fin du XIVème siècle et ceci n’est plus sujet à caution.
Comment expliquer autrement l’existence de vestiges datant d’une époque antérieure à Alexandru le Bon (1400-1432), vestiges à l’emplacement duquel ce dernier a érigé sa propre cour princière, dont les ruines subsistent jusqu'à nos jours.

Le nom de la ville apparaît avec certitude dans un document émis en 1408 par la chancellerie princièreEtienne le Grand - Stefan Cel Mare - BUCOVINE.com d’Alexandru le Bon.
C’est surtout à partir de cette période que le non de Iasi est plus fréquemment mentionné part des documents et par la correspondance de l’époque.

L’une des premières attestations de la cour princière de Iasi est celle d’un document émis le 5 octobre 1434 par Stefan II, le fils d’Alexandru le Bon. 

Un peu plus tard, une autre attestation à été faite durant le règne d’Etienne le Grand - Stefan Cel Mare le fameux commandant d’armée et défenseur des frontières de la Moldavie.

Cependant, au cours des siècles suivants les invasions ottomanes ainsi que celles d’autres peuplades incendient et saccage la ville a plusieurs reprises.

Pourtant, chaque fois elle renaît, devenant peu à peu la ville la plus peuplée de Moldavie.
C'est vers elle que convergent les regards et les espoirs de tous les Roumains. 

Au moment ou elle devient la capitale de la Moldavie, au cours du deuxième règne d’Alexandru Lapusneanu 1564 - 1568, la ville est plus florissante, plus riche sur le plan urbain et les prémisses de son essor ultérieur y sont créés.

A partir de la première moitié du XVIIème siècle, notamment sur la période de grand essor artistique et culturel sous le règne de Vasil Lupu, la ville s’encra plus profondément dans la conscience du peuple, grâce à des réalisations d’une grande portée. 

C’est à Iasi, auprès de la fondation "Trois Hiérarques" que fut créée la première imprimerie moldave.

Theatre de Iasi -BUCOVINE.com - Copyrigth 2005En 1643, le métropolite érudit Varlaam y imprime son fameux livre « Carte romanesca de invatatura » (livre roumain d’enseignement) qui devait servir de point de départ à de nombreux ouvrages.

Quelques années plus tard en 1646, étaient imprimés en Moldavie le premier code « Pravila lui Vasile Lupu » (Le Code de Vasile Lupu) ainsi que d’autres ouvrages très convoités à l’époque.

A cette même période, le grand chroniqueur Grigore Uneche commence «Letopisetul Tarii Moldoveï« (La Chronique de Moldavie) où il affirme l’origine latine de la langue roumaine et examine sous diverses perspectives le problème de l’unité des roumains.

La contribution des grands érudits a Iasi, dans la seconde moitié du XII ème siècle et les premières décennies du XVIII ème siècle est devenue particulièrement importante.Faculté de Medecine de Iasy -BUCOVINE.com - Copyright 2005

Une place de choix doit être accordée à Miron Costin, Dimitrie Contenir, Nicolae Costin, Ion Neculce qui part leurs livres traduits en plusieurs langues, ont œuvrés à réveiller l’espoir des roumains pour l’indépendance de leur pays.

Le début du XIX ème siècle est marqué par un puissant courant de renaissance nationale auquel ont généreusement contribuées de prestigieuses personnalités culturelles, telles que Veniamin Cotache et Gheoghe Asachi.

Ils jetèrent les assises de l’enseignement moderne en roumain, réorganisèrent l’imprimerie, stimulèrent les traductions, la littérature, créèrent de nouvelles institutions de culture, d’art et firent publier les premiers périodiques en roumain (Albina Romanesca - 1892).

Ils organisent des spectacles de théâtre, la première présentation  fut une adaptation de la pièce pastorale « Myrtille et Chloé » sur l’initiative de Gheoghe Asachi, ils animèrent l’activité scientifique et technique, tout cela sur le ton d’une puissante manifestation d’idées d’unité. 

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Cléopatra Lorintiu est écrivain, poète, journaliste, chroniqueuse, éditrice, productrice, réalisatrice TV, grand reporter et diplomate
 
    
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